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 Prénom  gaud-et-julien  Nom  chez les kangourous
 Age  30  Minimessages  Envoyer un message
 But du voyage  WH Visa  Durée du séjour  1 an ou plus
 Date de départ  04/04/2007   Note: 4,3/5 - 30 vote(s).
 Description : Passer l'annee de nos 30 ans a l'autre bout du monde...

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 Localisation : Australie
 Date du message : 28/06/2007
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 Ayers Rock (Yulara): à nous le bush, à nous l'Uluru

Julien et Aldine, qui sont tous deux de très gros dormeurs, m'avaient offficiellement nommée responsable en chef du réveil pour ce matin. Sympas, les copains! Et bien, croyez moi, il s'en est fallu de peu pour que nous râtions l'avion!!

J'ai bien entendu le bip-bip strident du réveil à 6h mais j'ai du lutter contre le sommeil pour ne pas me réendormir. Quand on papotte jusqu'à 3h du matin, il ne faut pas s'étonner d'être « ensuquée » à 6h!

Nous emprutons donc le métro qui nous mène à l'aéroport national. Nous sommes à l'heure,le métro et l'avion aussi, tout roule.

Aors qu'Aldine et Julien trouvent la force de lire la presse (merdique) du jour, je m'effrondre comme une masse quasiment durant les 3 heures de vol.

A notre arrivée à l'aéroport, minuscule, d'Ayers Rock, nous nous précipitons, avant même d'avoir récupérer nos bagages, aux comptoirs des compagnies de location de voitures.

En effet, nous avons reçu la mauvaise nouvelle hier soir que la voiture que nous avions réservée ne pouvait pas, au final, nous être louée. Julien et moi étions consternés, dépités, énervés et surtout très vexés de se faire planter comme ça. D'autant que, depuis le début, nous sommes très clairs sur une chose: lorsque nous irons à l'Uluru, nous louerons une voiture pour errer dans les environs et aussi pour rejoindre Kings Canyon, un autre lieu incroyable du centre de l'Australie. Certes des tours opérateurs proposent mille et une formules pour visiter les environs mais nous rêvions, surtout avec la venue d'Aldine, de rouler sur les pistes rouges caractéritiques du pays.

Afin d'optimiser nos chances nous nous postons chacun devant un des quatre guichets. Thrifty, Avis et Europcar n'ont plus rien à nous proposer. Bien que nous nous en doutions un brin, nous rageons en silence. Avant de déclarer défaite tout de suite, je décide de rester dans la queue qui s'allonge devant le guichet de la société Hertz. Sans même espérer une réponse positive de la part de la nana, je lui demande si, elle aussi, elle n'a plus rien à louer. « Il ne me reste plus qu'un 4X4 si ça vous va ». Nous étions sur le cul. La voiture que nous avions réservée et qui nous était passée sous le nez était disponible chez le concurrent. Après avoir fait des sauts de cabri dans l'aéroport, nous avons rempli les papiers et nous sommes emparés des clefs de notre cheval de fer.

Assis dans notre 4x4, la banane collée sur les lèvres, nous avons rejoint notre auberge de jeunesse (YHA Outback Pioneer) qui fait partie de la localité de Yulara (nom aborigène d'Ayers Rock). 2530 habitants composent ce village implanté au coeur du parc national de l'Uluru. Situé à 20 km du « gros rocher » et à 50 km de Kata Tjuta (ou Monts Olgas), Yulara-Ayers Rock est une excellente base pour explorer la région, une des plus hostile du pays. Créé en 1984, ce village, qui est en fait bien plus un complexe touristique, est le seul endroit où il est possible de se loger et de se restaurer.

Notre dortoir de 4 lits ne sera prêt qu'à 14h alors nous en profiton pour aller faire quelques courses de bouffe. A notre retour, nous déchargeons nos sacs dans notre chambre et prenons la route pour aller voir le plus grand monolithe du monde: l'Uluru, 348 mètres de haut (867 mètres au dessus du niveau de la mer) sur 3,6 km de long. L'Uluru est un des emblème de l'Australie. Les touristes du monde entier viennent photographier sous tous les angles cette masse rocheuse qui s'élève au milieu de plateaux sabloneux.

Ce n'est pas toujours pour son caractère mythique dans la culture aborigène que les touristes s'y pressent mais bien davantage pour observer les changements de couleurs de ce monstre de pierre. Du brin-ocre l'après-midi, il revêt différents habits de rouge jusqu'au crépuscule avant de disparaître dans le noir.

Pour nous rendre au pied du « rocher », nous achetons un pass à la tribu aborigène propriétaire de ces terre et qui nous en permet l'accès durant 3 jours (25 dollars par personne). A mesure que nous nous rapprochons, nous prenons petit à petit conscience de la taille de ce géant des rocs.

Arrivés à la base, nous nous sentons à la fois transportés et minuscules. Il y règne une atmosphère très mystique. Afin de ne pas nous mettre à genoux dès le premier jour, nous décidons de ne faire que deux très courtes marches à deux endroits différents du rocher: Mutijulu et Mala.

Mutijulu abrite l'un des deux uniques points d'eau qui se trouve autour de l'Uluru. L'endroit y est frais et on imagine très bien cet endroit l'été: tout le monde doit y venir pour chercher un peu de fraîcheur. Bien que nous ayons en temps très ensoleillé, cet l'hiver ici aussi. Les 20 degrés au soleil de la journée sont bien loin des 50 degrés estivals.

Sur le sentier qui mène au point d'eau, nous apercevons ici et là sur la roche des peintures aborigènes que les historiens eux-mêmes ont du mal à dater.

Nous avons ensuite rejoint la Mala Walk qui est un lieu très apprécié des touristes car c'est de là que l'on peut gravir l'Uluru afin d'observer l'horizon à 300 mètres de haut. La tribu de Anangu qui vit sur ce site depuis des milliers d'années demande aux visiteurs de ne pas gravir l'Uluru pour deux raisons: d'une part, parce qu'il a une grande valeur spirituelle pour les aborigènes et de nombreuses cérémonies y étaient organisées. D'autre part, l'ascension étant dangereuse, nombre de personnes sont mortes en tentant de gravir ce monstre rouge. Comme pour le peuple des Anangu, escalader l'Uluru est l'équivalent de marcher sur l'autel de Notre-Dame, nous avons décidé de respecter ce lieu de culte en restant sur la terre ferme.

Après cette balade, le coucher du soleil n'étant pas encore pour tout de suite, nous avons repris place dans dans notre 4x4 afin de rejoindre les Monts Olga (ou Kata Tjuta en aborigène) qui se trouvent à environ 30 km de l'Uluru. Le point le plus haut de ces monolithes aux formes arrondies culmine à 546 mètres (1 066 mètres au dessus du niveau de la mer) soit 200 mètres plus haut que l'Uluru. Ce lieu est également un lieu sacré pour les aborigènes et il est donc formellement interdit (contrairement à Uluru) de les escalader.

Le soleil déclinant, nous avons refait la route en sens inverse afin d'apprécier les changements de couleurs de l'Uluru au crépuscule. C'était marrant d'être là, parmi des centaines d'autres touristes, à l'observer. Nous nous sommes aussi dit que nous avions bien fait de louer notre voiture car le côté groupe-troupeau aurait gâché ce moment magique.

A la tombée de la nuit, le froid s'est fait vivement sentir. L'amplitude thermique est ici assez élevée puisque nous perdons en gros 20-21 degrés durant la nuit. Afin de nous réchauffer, nous avons rejoint le bar de l'hôtel qui, même s'il est entièrement ouvert sur l'extérieur, est l'endroit « chaud » du désert. L'ambiance bon enfant qui y règne permet à chacun de se réchauffer à l'alcool et aux bonnes blagues.

Ce soir, un concert est même organisé sur la scène afin d'animer un peu plus l'atmosphère joyeuse. Le musicien nous a tous impressionné par sa performance musicale. Il jouait en même temps de la guitare folk ou country et soufflait dans l'un des deux didjeridoos qu'il avait à portée de la main; tout en battant évidemment la mesure avec le pied droit sur un caisson de basse! En plus de cette prouesse technique, les airs qu'il nous a joués étaient vraiment géniaux, entre blues, country et musique aborigène.

Malgré l'ambiance chaleureuse qui régnait au bar, la température dans les sanitaires communs (qui, évidemmment, ne sont pas chauffés), nous a incité à remettre la bonne grosse douche chaude à demain matin. Et moi-même, je vais copier Julien et Aldine et me mettre sous la couette car je grelotte!



Etapes :
Ayers Rock
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Par gilles

le 18/07/2007 à 10:55:43

Un bonheur de voir le votre ! superbe Uluru!

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