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 Prénom  gaud-et-julien  Nom  chez les kangourous
 Age  30  Minimessages  Envoyer un message
 But du voyage  WH Visa  Durée du séjour  1 an ou plus
 Date de départ  04/04/2007   Note: 4,3/5 - 30 vote(s).
 Description : Passer l'annee de nos 30 ans a l'autre bout du monde...

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 Localisation : Australie
 Date du message : 05/07/2007
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 Innisfail: un petit tour à la ferme à crocodiles

Ce matin, je me suis réveillée comme une fleur. Ca fait du bien de dormir d'un bon sommeil, ce qui ne m'était pas arrivé depuis trois jours. En saluant Aldine et Julien, je comprends instantanément que la nuit n'a pas été aussi bonne pour tout le monde « bah tu sais, Queen en fond musical dès 5 heures du matin et ensuite de la techno jusqu'à 8h, c'est moyen pour le sommeil ».

Je ne sais pas si c'est la fatigue ou les boules quiés, les deux peut-être, toujours est il que je n'ai absolument rien entendu du raffu que me décrivent Aldine et Julien. En plus du réveil en fanfare, les voisins se sont postés autour de leurs tables, à l'extérieur, en parlant comme s'ils étaient en boîte de nuit. Lorsque nous avons ouvert la porte de notre chambre vers 8h, nous avons eu la confirmation de ce que nous pensions: les mecs avaient de nouveau attaqué la bière pour le petit-déjeuner. « Oui et bien nous se sera un café serré pour commencer la journée »!

Une fois nos esprits réveillés et nos dos dépliés (c'est que les matelas étaient de très mauvaise qualité!), nous avons repris place dans notre superbe Hyundai afin de rejoindre la ferme des crocodiles (Johnstone River Crocodile Farm) qui se trouve à la sortie de la ville. Nous souhaitons, en effet, y être tôt afin de voir les mecs nourrir ces dinosores des mers aux environs de 11h.

A notre arrivée sur les lieux, nous avons la surprise de découvrir que nous ne sommes que 5 personnes à participer à la visite guidée. Nous serons malgré tout rejoints progressivement par de plus en plus de monde jusqu'à ce que nous formions un groupe d'une bonne 60aine de personnes au moment du déjeuner de ces « Messieurs ».

La ferme que nous visitons pratique l'élevage de crocodiles pour la viande mais aussi pour le cuir. Comme nous dira le guide, « on fait de l'élevage normal; comme les autres éleveurs de la région!!! ». A la différence que les autres élèvent des vaches!!

Nous parcourons donc les allées de ce grand jardin décomposé en diverses enclos habritant chacun un, deux voire trois crocos. Ce sont au total près de 300 spécimens qui nous regardent du coin de l'oeil. Certains d'entres eux sont « les vieux » de la maison.

Il y a l'ancêtre de 80 ans à qui il ne reste plus aucune dent ce qui, semble-t-il ne l'empêche pas du tout de s'alimenter car les dents ne servent qu'à démembrer les proies et non pas les mâcher. Du coup, ce croco -là avale ses repas en une seule bouchée.

Nous faisons également la connaissance d'un de ses « comparses » qui a eu la malchance de perdre un bout de sa mâchoire supérieure dans une baston. « Hé oui, chez les crocos ça ne rigole pas lorsqu'il s'agit de défendre sa femelle! »

Il y avait également un crocodile que l'un des employés de la ferme a été traqué dans la région de Byron Bay où des fermiers, lassés d'avoir perdu une 40aine de têtes de bétail, ont fait appel à ces éleveurs très particuliers. Il aura fallu 3 semaines pour mettre la main sur ce bestiaux de plus de 7 mètres et de plusieurs tonnes.

Les présentations se sont terminées avec un autre croco, de plus petite taille, respecté par les types de la ferme pour avoir mis une correction digne de ce nom à sa femelle. En effet, énervé par l'attitude de celle-ci, il l'a tout simplement prise dans sa gueule et a secoué la tête de toute ses forces afin de lui montrer « le droit chemin ». Selon notre guide, les cris de la femelle ont réveillé toute la maisonnée tant c'était anormal. « Bah, on était un peu surpris d'assister à ce genre de scènes ». Tu m'en diras tant!

Les crocodiles qui sont élevés ici sont dans leur grande majorité des « salties», les crocodiles des mers. Ce sont eux dont nous avions parlés lors de notre premier séjour dans le Nord Queensland car, par leur présence, l'accès à de nombreuses plages est vivement déconseillé. Sans parler de la baignade! Cette espèces à la particularité de pouvoir vivre également dans de l'eau douce. Ainsi lors de la saison des pluies, la montée des eaux leur permet de rejoindre les rivières depuis la mer. Il n'est donc pas rare de lire les mêmes panneaux d'avertissement qui figurent à l'entrée des plages, en pleine forêt ou près de zones marécageuses. Chanceux comme nous le sommes, nous n'en avons jamais vu ailleurs que dans les musées. Comme nous l'avait dit un ranger une fois: « si vous le voyez, c'est déjà trop tard pour vous... »!

C'est donc un moment très spécial que nous avons vécu aujourd'hui car nous avons pu « approcher » les monstres qui terrifient tout le Nord du pays.

L'autre espèce de crocodiles présente dans le pays, et qui est plus inoffensive que les salties car beaucoup moins agressive, n'est en général pas élevée dans les fermes telles que celles-ci car leur croissance est beaucoup plus lente que celle de leurs cousins marins. Et en plus, ils sont en moyenne plus petits ce qui les rend doublement inintéressants pour le business.

Le guide finira sa visite en prenant dans ses bras un des caïmans présents dans l'un des enclos. Nous serons invités à toucher cette autre espèce de crocodile qui n'est pas présente en Australie mais aux Etats-Unis. Nous apprendrons ainsi les caractéristiques qui le différencient de ces « collègues » australiens et également qu'un accord signé entre les USA et l'Australie interdit à l'un d'élever l'espèce de l'autre. Pour les uns se sera donc le business de caïmans et pour les autres de salties.

Un peu avant 11 heures, le guide nous a invité à découvrir le reste du parc par nous-même et nous a vivement recommandé de surveiller l'heure afin d'être prêts pour le grand festin. Nous avons donc découvert un grand enclos où des coqs, poulets, kangourous, cassoars, émeus et paons cohabitaient dans la bonne humeur.

Des gamins tout excités nous faisant signe depuis un bâtiment, Julien et moi décidons d'en fouler le seuil en nous demandant ce que nous allions y découvrir comme espèces de crocodiles. L'odeur âcre, la forte chaleur et l'humidité émanant des lieux ont eu tendance à nous faire reculer. Une fois nos narines habituées à l'air ambiant, nous découvrons avec effroi une piscine gigantesque avec un nombre incalculable de petits crocodiles se prélassant dans la flotte chaude. « Pour rien au monde, je n'aimerais tomber dans cette flotte! »

A côté de cette piscine très spéciale, nous découvrons un autre enclos, à l'air libre cette fois, regroupant des crocodiles d'une taille un peu plus grande. Ce sont une centaine de crocodiles qui, cette fois, se prélassent au soleil. Alors que j'immortalisais sur la pelicule ce troupeau, Julien me dit: « Gaud, fais gaffe quand tu prends la photo, ne mets pas tes mains au-dessus du grillage. Je te rappelle ce que nous a dit le type, les crocodiles peuvent sauter leur taille...alors fais le calcul ». En effet, les grillages de l'ensemble des enclos sont à hauteur d'hommes et sachant que les plus petits crocodiles mesurent déjà leur bon mètre, je me dis qu'effectivement il semble raisonnable d'être prudente. Mais, si nous devions qu'écouter le guide, nous serions déjà partis car les énormes spécimens enfermés ici pourraient avec une facilité déconcertante sauter la barrière ou même juste l'écraser de leur poid. Tout cela nous donne à tous les trois comme un frisson dans le dos.

A 11h tapantes, nous avons rejoint l'énorme foule amassée devant un enclos. « On dirait que le repas a déjà commencé ». Bien que les gardiens se relaient afin de nous faire un show à l'américaine dans presque chacun des enclos, nous sommes un brin déçus par le spectacle. Les crocodiles sont tellement bien nourris ici qu'ils rechigent à manger les grandes tranches de poitrine qui leurs sont mises sous le nez. Remarquez, tant mieux, car entre les enclos peu adaptés aux mastards et le fait qu'un crocodile peut nous repérer à 400 mètres rien que par les vibrations que nous produisons en marchant, nous aurions été dans une mauvaise posture!!!

Après cette visite instructive et peu commune, nous avons repris la route afin de rejoindre un endroit que nous connaissons déjà et que nous avions beaucoup apprécié: la Tree House de Mission Beach tenue par Harry et Mandy. Comme nous avons tous les trois envient de farniente, nous avons pensé que cette maison « baba » aux 10 hamacs serait l'endroit idéal.

Mission Beach se trouvant à une trentaine de kilomètres d'Innisfail, nous rejoignons « notre maison » très rapidement. Le temps de traverser quelques champs de banane et de canne à sucre et nous étions vautrés sur les transats au bord de la piscine!

A notre arrivée, Julien et moi sommes touchés que Harry et l'un de ses employés, Mustapha, se souviennent de nous. Harry semble tout aussi ému que nous de nous revoir. C'est un sentiment agréable que de revenir dans des lieux où les gens nous reconnaissent et semblent nous apprécier. « Tu sais ce que Mustapha m'a dit ce matin lorsque tu as appelé pour réserver? - Je viens d'avoir Dieu au téléphone!! » Si mon nom lui disait quelque chose, il n'avait pas mis de visage dessus. C'est lorsqu'il nous a vu arriver qu'il a tout de suite percuter et on l'a bien vu sur son visage!!

Après plusieurs heures de glandouilles au soleil ou dans les hammacs, nous avons été rejoint, à l'heure de l'apéritif, par Harry afin de tailler la bavette et boire le verre de l'amitié. C'était vraiment super sympa même s'il nous a quitté de bonne heure! « Vous voulez me rendre saoul ou quoi les jeunes?!!! »

Nous continuerons la soirée en compagnie de David, un anglais de 52 ans, qui voyage à travers l'Australie; de Joe, un anglais de 22 ans qui bénéficie du même visa que le nôtre et de Roger, un anglais d'une cinquantaine d'années également, ancien Roddies venu s'installer en Australie il y a environ 25 ans avec sa femme. Roger est arrivé avec sa femme, aujourd'hui décédée, ainsi que deux potes, par bateau pour la modique somme de 8 livres chacun. Ils avaient tous décidé de quitter l'Angleterre et ils ont tiré à pile ou face le pays. Et c'est tombé sur l'Australie. Ils ne devaient rester que deux ans et lui, n'en ai jamais reparti!! « Que veux-tu, à l'époque on était jeune, on était fou »!

Nos verres étant vides et le froid de la nuit ayant commencé à nous saisir, nous avons salué Joe et Roger afin de rejoindre nos lits qui, malheureusement, ne se composaient que d'un drap « Merde, on a oublié de demander des couvertures à Harry » - « Bah tant pis on va encore dormir avec tous nos pulls, des chaussettes et les joggings. Tu sais, notre tenue de nuit la plus sexy! »



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Par Gilles

le 18/07/2007 à 11:17:45

Intéressante visite de cet élevage particulier, des infos de fond, de l'humain, des parfums, du paysage, des détails ... Beau reportage. Vous allez finir grand reporter!

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