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 Prénom  gaud-et-julien  Nom  chez les kangourous
 Age  30  Minimessages  Envoyer un message
 But du voyage  WH Visa  Durée du séjour  1 an ou plus
 Date de départ  04/04/2007   Note: 4,3/5 - 30 vote(s).
 Description : Passer l'annee de nos 30 ans a l'autre bout du monde...

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 Localisation : Australie
 Date du message : 14/04/2007
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 Kuranda: « On aurait du prendre le train – le scenic railway! »

Avant de quitter Cairns, nous avons décidé de partir en excursion de bon matin. Direction Kuranda, village situé dans les montagnes à environ 40 minutes de bus.

Kuranda est connu pour ces marchés d'objets d'art traditionnel aborigène et pour le skyrail, un des plus longs téléphériques du monde. Après nous être baladés dans le village, nous sommes partis à la recherche des chutes de Barron. Le panneau d'information nous indique qu'elles se trouvent à environ 1,5km à pieds. Nous empruntons donc un sentier balisé qui traverse la Rainforest, en quête de ces chutes d'eau. Après avoir monté, puis descendu puis remonté des escaliers, nous arrivons à une intersection qui nous indique qu'elle se trouvent à 1,2km de là. On se marre car on a déjà marché 2 bons kms et on n'a rien vu mais bon, pas de soucis (no worries! Comme ils disent ici). Nous marchons dans la direction indiquée et retombons de nouveau sur un panneau qui nous indique, cette fois, qu'elles se trouvent à 3,8 km dans la direction opposée!! Grosse rigolade! On décide de laisser tomber et de rejoindre le village où nous croiserons de nouvelles signalétiques pour ces (foutues!) chutes d'eau et qui, bien évidemment, ne correspondront en rien à ce que nous avions déjà lues. Les chutes de Barron à Kuranda, c'est comme l'Arlésienne, on en parle partout mais on ne les voit jamais!!!

Nous hésitons ensuite un instant sur la suite de notre programme: allons-nous visiter le sanctuaire aux papillons, le zoo des bêbêtes vénimeuses ou va-t-on prendre le téléphérique? Côté bêbêtes, Julien est moyennement partant; côté papillons, nous en avons déjà vu beaucoup lors de notre séjour à Cow Bay. On file donc vers les Skyrail, le fameux téléphérique.

La vendeuse nous propose d'acheter un aller simple (38 dollars) ou un aller-retour. On se dit que l'aller simple suffira et que nous nous débrouillerons pour trouver un bus qui nous ramènera en ville une fois en bas (c'est à environ 15 minutes de Cairns, à côté du Parc Tjapukai, le lieu où les aborigènes dansent et chantent pour les touristes moyennant des dollars et dont la publicité est la suivante « Nous nous sommes entraînés pendant 40 000 ans pour ce show », slogan qui me choque un peu quand on connait les massacres dont ils ont souffert, tu parles d'une répétition!...m'enfin là, je m'écarte du sujet....).

Au moment où je vois la petite cabine s'approcher afin que nous embarquions, je commence à me contracter et à afficher un sourire crispé. Evidemment les 114 mini-cabines et les 7,5 kms de parcours à environ 40 mètres du sol sont totalement sécurisés; donc je me dis « Gaud, détends toi, ça va être joli ».

Le parcours dure environ 30-40 minutes et deux arrêts sont proposés à ceux qui le souhaitent. J'étais tellement crispée lors du premier arrêt, que je n'ai, tout d'abord, pas bien compris que je pouvais descendre et ensuite, je me suis dit « reste assise, comme ça tu finiras plus vite »!. Du coup, nous avons manqué le panorama sur les chutes Barron!! Avec tout le mal que nous nous étions donné pour les voir!! Lorsque notre cabine arrive au dessus des fameuses chutes, là, je craque et me mets à pleurer comme une gamine « Julien, j'ai peur, j'ai peur, j'ai peur ». Mon cerveau avait beau savoir que je ne craignais rien, que tout était sécurisé, j'étais tétanisée par le vide qui s'ouvrait sous nos pieds. Parce que si on est à 40 mètres du sol environ presque tout le temps (moi, je dis qu'on était à plus mais le dépliant du skyrail dit que non...) il y a des moments où nous voyions beaucoup plus profond que cela. Le téléphérique enjambe successivement plusieurs montagnes (la plus hautes est de 545 mètres, le Pic Rouge) et parfois, entre les montagnes, il y a de très gros creux, non pas directement sous notre cabine mais autour.

Bref, j'étais terrorisée. Les sourires béats et la décontraction des personnes que nous croisions dans les cabines qui montaient ne m'ont en rien rassurée. Putain, avoir le vertige, c'est une plaie. Les oreilles me bourdonnait, mon corps était aussi dur qu'un manche à balais et une envie violente de vomir m'a assaillit. Je pensais vraiment que ma tête pouvait contrôler mon corps mais je sais, aujourd'hui, que j'ai encore du boulot à faire avant d'être un yogui!

Afin de me détendre un brin, nous descendons au second arrêt proposé. Marcher dans le vent me fait du bien et, même si je redoute de remonter dans cet instrument de torture, je m'y assis sagement. Cette deuxième partie du trajet sera plus « facile » pour moi et, donc aussi, pour Julien qui a été d'un calme olympien.

Malgré tout nous avons été chanceux aujourd'hui: d'abord, nous n'étions que tous les deux dans la cabine de 6 places (j'aurais mal vécu les enfants qui se baladent et commentent « Pourquoi elle pleure la dame, maman? »...) et ensuite, nous avons eu un temps magnifique et donc, de ce fait, pas trop de balancement de la nacelle et une très jolie vue (si, si j'ai tout de même apprécié le panorama au-dessus de la canopée, promis!).

A notre arrivée sur le plancher des vaches, j'ai fini peu à peu par revivre alors qu'une pluie battante s'abattait sur le skyrail! Ouf, on n'est pas passé loin!

L'attente de la navette durant 30 minutes m'a aidée à retrouver le sourire. Un gars du personnel me dit de sourire à notre arrivée (il est marant lui!?) car nous étions pris en photo automatiquement. En voyant le cliché, je me suis dit que j'avais bien réussi -je trouve- à gérer: même si on me sens un peu tendue, je suis plutôt souriante! Si la descente avait été filmée tout du long, je vous jure que le mec aux écrans de contrôle se serait bien marré!

On a beau savoir qu'on est ridicule, rien n'empêche la peur. Julien me redonne le sourire en me citant cette magnifique phrase d'Audiard « Les cons, ils n'ont jamais peur, c'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnait ». Ca fait du bien pour l'ego d'entendre ça! Mais bon, si je dois un jour retourner à Kuranda, je prendrais, cette fois, le scenic railway, le train qui relie Cairns à la ville. Ce sera tout aussi joli et surtout, plus calme!

Pour les personnes qui feraient le même trajet que nous et souhaiteraient prendre la navette pour revenir à Cairns. Sachez que vous économiserez 1,5 dollar sur le prix du billet en l'achetant avec votre passe skyrail (7,5 dollars contre 9 dollars une fois en bas).

Après cette journée forte en émotions, nous avons- après une copieuse salade faite maison et dégustée en terrasse- fait un sport beaucoup plus calme mais néanmoins laborieux: du shopping dans un centre commercial un samedi après-midi! C'était d'autant plus un sport qu'ici les magasins ferment à 17h30 en raison d'une loi (ridicule!) qui les y obligent. Mais, au final, nous avons eu le temps de tout trouver avant que les portes ne se referment derrière nous.

Maintenant, on va se détendre et préparer nos sacs car, demain, nous reprenons la route.



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Kuranda
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