Kikooboo en français ! Kikooboo in english !
  Dans ce carnet
  
 Prénom  gaud-et-julien  Nom  chez les kangourous
 Age  30  Minimessages  Envoyer un message
 But du voyage  WH Visa  Durée du séjour  1 an ou plus
 Date de départ  04/04/2007   Note: 4,3/5 - 30 vote(s).
 Description : Passer l'annee de nos 30 ans a l'autre bout du monde...

[ Diaporama ]

[ Diaporama Flash ]

[ Vidéos ]

[ Suivre ce carnet ]

[ Derniers commentaires ]

[ Le trajet de gaud-et-julien ]

[ Mes liens favoris ]

 Localisation : Australie
 Date du message : 23/04/2007
Page précédente Page suivante Retour liste messages Imprimer
 Magnetic Island: bon, on fait quoi ensuite?

Au final, nous ne sommes pas allés au « concert-barbecue » hier soir. Le temps de nous préparer et c'était déjà presque fini! Et oui, nous avons appris que la petite sauterie c'était de 16h à 20h! Tant pis pour cette fois, on aura bien d'autres occasions de participer à un barbecue.

Petite dînette en amoureux sur la terrasse de la chambre, en compagnie de nos potes les oiseaux. Ils sont vraiment drôles, tu les entends à peine arriver et dès qu'ils savent que tu les as vus, ils se figent du genre « tu ne m'as pas vu, je ne suis pas là ». Julien les a baptisés les « serres-livres! ». Et dès qu'ils veulent passer discrètement, ils se ratatinent le plus près du sol possible et courent, le cou enfoui dans leurs plumes. Personne ici n'est resté stoïque en les voyant, c'est vraiment des dessins animés ces oiseaux-là!

Après une nuit dans le calme (ouuuuuuuuuuuuuuaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis!), nous nous réveillons reposés, enfin! Ce matin, après le café, nous attrapons nos guides afin de définir un peu la suite des évènements. Est-ce qu'on remonte vers Cairns pour visiter des parcs que nous n'avons pas eu l'occasion de voir (notamment à cause du mauvais temps) ? Ou bien est-ce que l'on part dans le désert? Ou encore continuons-nous notre route vers le sud?

Avant de prende une décision, nous rappelons les « fermiers ». C'est le quatrième appel et nous n'arrivons tojours pas à leur parler en direct. « Ok, on laisse tomber ». Pour ce qui concerne l'hôtel où nous sommes, nous ne sommes pas très enthousiastes pour y travailler. Le lieu invite nettement moins à rester que l'hôtel Bungalow Bay (avec les koalas). C'est sûr donc, demain matin nous quitterons Magnetic Island. C'est déjà une avancée!!

Pour ce qui est de la suite du parcours, nous ne sommes pas encore bien fixés car nous n'avons pas encore tous les éléments de prix. Revenir sur nos pas en allant à Cairns, ne nous séduit pas trop, même si nous savons que cela nous permettrait d'aller visiter Undara (la ville des tubes de lave), Mossman (connue pour ses gorges) et la région de l'Aterthon Tablelands. Ce qui nous fait hésiter c'est qu'une famille nous avait répondu par la positive pour nous accueillir aux environs du 4 mai. Ils vivent au coeur de l'Aterthon Tablelands. Nous allons les appeler pour savoir si leur offre tient toujours et, en fonction de leur réponse, nous prendrons notre décision.

C'est parfois rageant de passer à côté de lieux mais jusqu'ici nous avons été dépendants de la météo et du transport. En effet, soit nous devons passer par des sortes de tour opérateurs (et parfois c'est cher) soit nous devons louer une voiture. Et de ce côté-ci, ce n'est pas non plus évident car beaucoup de loueurs de voiture exigent que le conducteur ait plus de 21 ans (ça, c'est bon) et qu'il ait le permis depuis plus de deux ans (et là, c'est plus chaud déjà car je n'ai le permis que depuis 10 mois...). L'autre astuce serait d'acheter une voiture d'occasion (il y a de bons réseaux via les backpackers qui revendent leur voiture une fois arrivés à la fin de leur périple) mais là aussi il y a une tuile. En effet, mon permis – même international – ne me permet de conduire que 3 mois en Australie. 3 mois à compter de ma date d'arrivée sur le sol australien. Au-delà de ce délai, je dois passer le permis...australien, bien-sûr! En clair donc, nous sommes dépendants des bus et des tours opérateurs. Ca corse le voyage!

Comme après 2 heures de travail intensif de concentration, nous n'avons pas vraiment éclairci la suite de notre programme. Nous décidons de nous arrêter 2 nuits à Townsville afin de nous donner le temps de préciser des détails. En plus, comme mercredi c'est le jour de l'ANZAC, le 14 juillet australien, nous préférons être en ville, qu'être sur la route un jour férié....nous n'avons pas envie de trouver tout fermé!

Pour se détendre de ce stress intense (!), nous larverons le reste de la journée autour et dans la piscine. Au bout de deux heures de farniente, Julien me quitte pour partir 20 minutes en balade avant la tombée de la nuit (18h30). Je m'inquiète un peu lorsqu'au bout de 2 heures je ne le vois pas revenir...Est-ce qu'il avait bien pris une bouteille d'eau avec lui?

Ne sachant pas quelle direction il a prise, je l'attends. Il arrivera quelques minutes plus tard avec une bonne anecdote à me raconter.

En se baladant, il s'est fait alpaguer par deux mecs du coin. Au début, Julien n'avait pas compris que les deux types s'adressaient à lui. En se rapprochant d'eux, il comprendra leurs propos « ne part pas en balade, il va faire nuit. Viens plutôt t'asseoir avec nous, tu vas prendre une bière! »

Et voili voilà! Je passe le clavier à Julien car c'est à lui de vous présenter les deux bonshommes!

« alors que j'explorais les verdoyantes petites rues derrière notre auberge de jeunesse, bordées de villas plus ou moins décrépites, je m'arrêtais devant l'entrée d'un « bushwalk » (un sentier de randonée dans le bush), me rendant compte que l'heure ne me permettrait plus de faire la balade. Pendant ce temps, un ivrogne éructait quelque chose au loin. Rien d'inhabituel en Australie. Pourtant, en faisant demi tour, je me rendis compte que les cris venaient de plus près que je n'aurais cru et s'adressaient apparemment à moi, vu que j'étais seul dans la rue, à part quelques oiseaux saugrenus juchés sur de hautes pates comme des hérons et faisant des gueules d'abrutis, comme tous les oiseaux. Je me rapprochais du bruit pour découvrir qu'il venait de deux individus assis sous la véranda d'une bicoque délabrée. Je leur répondis de loin et ils me dirent d'approcher et de me présenter. Je m'engageais dans le « jardin », un ramasis de morceaux de métal, de bouts d'ordures diverses et d'outils rouillés. A mesure que j'approchais, je prenais la mesure du tableau qui se dessinait sous mes yeux: deux VRAIS australiens, l'un de 70 ans, l'autre d'une quarantaine d'années, habillés tous deux comme il se doit de vieux bermudas kakis tachés, de chemises, kakies bien sûr, tachées bien évidemment, de grosses chaussures de marches taditionnelles + chaussettes montantes, comme en portent tous les ouvriers ici. Le plus vieux n'avait plus qu'un chicot dans la bouche et son visage n'était qu'une grimace vaguement souriante. Quand à l'autre, sa tronche burinée par l'alcool et tanée par le soleil me rappellait la gueule infernale de Jack Palance vieux. L'endroit et l'ambiance faisait un peu film d'horreur, façon « Massacre à la tronçoneuse »: les mongoliens et la vieille bicoque...Je fus invité à m'asseoir dans un fauteuil de voiture (« seat of the king » me dirent-ils) avec eux....Et à prendre une bière, bien sûr. Je refusais poliment en arguant la fatigue, la chaleur et l'heure (17h). Regards incrédules de mes hotes. Après s'être présentés et avoir échangés ensemble quelques banalités, il me redemandèrent si je voulais une bière. Puis encore un peu après, puis encore et encore...Finalement, l'un se leva pour me ramener...une bière. Pas le droit de refuser à boire en australie « réelle »: celle des ouvriers et des petites gens pour qui boire est le seul plaisir et une sorte de sport. Je l'ai lu dans un livre classique australien: avec les gens du bush, tu peux tout faire: leur mentir, coucher avec leurs femmes, ils restent gentils et accueillants. Mais si tu refuses de boire avec eux.... Le plus balèze, « jack palance », 100 kilos de muscles purs avec une cervelle de moineaux se bourrant méthodiquement la gueule au rhum citron était plombier et d'origine allemande. Cela lui permettait de faire semblant de boxer avec moi, car j'était « l'ennemi hériditaire », le franzosich...hahaha, putain, faites qu'il soit déjà cuit. Heureusement, il l'était. Qui a vu les ravages du rhum peut imaginer sa tronche de pas fini. Apparement, le rhum était son péché mignon. Je lui parlais des « zombies », les types qui abusent du rhum dans les caraîbes et que l'on voit, errant seul le long des routes, les yeux vitreux, apathiques comme des morts qui marchent. Cela l'amusa beaucoup et il me dit que lui même était un peu « dummy dum » (stupido stupide). Mmmm... Faudra que je fasse attention à lui quand meme, il est très atteint.
En discutant le bout de gras avec eux, je me rendis compte qu'ils étaient representatifs des prolos australiens: accueillants, ouverts à la rencontre, totalement incultes et plutôt bons vivants à l'anglaise (bière, bière, gonzesse, bière, baston, bière, voiture, gonzesse, baston, bière). Après un heure en compagnie des deux stooges, je m'éclipsais, prétextant que ma femme m'attendait, ce qui était vrai. Ca y est, j'ai même pas eu à aller dans le bush à des milliers de km dans les terres pour avoir bu le coup avec deux vrais « Aussie » purs et durs ! Bienvenue à moi au pays des cow-boy perdus ! »

Comme les deux types ont parlé à Julien de Ségolène Royal et de Nicolas Sarcozy, nous nous sommes rappelés, d'un coup, que le premier tour était passé. Les résultats du srcutin ont même fait l'ouverture du journal télévisé ici! Nous n'en avons pas perdu une miette. Vivement que nous puissions nous connecter à Internet pour lire la presse française!



Etapes :
Magnetic Island
Note: 0/5 - 0 vote(s).
Syndication :

Précédent - Suivant - Retour à la liste des messages

Laisser un commentaire

Kikooboo.com (Carnet de voyage / blog gratuit et Assistant de voyage) recommande Get Firefox!
 Publicité : pub-wwfpub-greenpeacepub-amnesty