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 Prénom  gaud-et-julien  Nom  chez les kangourous
 Age  30  Minimessages  Envoyer un message
 But du voyage  WH Visa  Durée du séjour  1 an ou plus
 Date de départ  04/04/2007   Note: 4,3/5 - 30 vote(s).
 Description : Passer l'annee de nos 30 ans a l'autre bout du monde...

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 Localisation : Australie
 Date du message : 19/04/2007
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 Magnetic Island: la tempête de bleu continue et rencontre avec des bêbêtes

Comme d'habitude, nous émergeons de notre nuit vers 7h30 et nous avons le sourire figé sur nos lèvres à l'ouverture de la porte du dortoir: la tempête de bleu s'est abattue sur l'île. Aujourd'hui encore ce sera soleil, soleil et soleil! Whaaaooouuuh!

Une des hôtesse nous ayant informé que le percolateur était en panne, nous rejoignons en quelques pas la baie d'Horseshoe où un petit-déjeuner pourra nous être servi, face à la mer.

On réalise avec Julien que l'on est, une fois de plus, dans un coin de paradis. Avec ces 2 000 habitants, l'île est un parc naturel protégé qui satisfait tous les types de voyageurs puisqu'elle offre tous les sports nautiques ainsi qu'une faune et une flore totalement protégées.

Le nom de Magnetic Island vient du capitaine James Cook qui, lorsqu'il passa devant les côtes de ce bout de terre immergée, a constaté que sa boussole se détraquait. Il décida de ne pas s'y arrêter et lui donna ce nom qui n'a jamais changé depuis.

L'estomac rempli de caféine, de bacon, d'oeufs et d'une salade de fruits frais, et après une baignade dans la mer pour Julien (je n'avais pas mon maillot, maline que je suis!), nous retournons vers l'hôtel afin de participer à la visite du sanctuaire pour animaux qui se trouve dans l'hôtel.

Nous faisons, tout d'abord, connaissance avec un bébé crocodile; de cette espèce très agressive qui peut atteindre, adulte, des tailles hallucinantes (7 à 9 mètres!!). Après une longue explication sur leur spécificité, habitat, mode de reproduction, le ranger, Ian, tend le « bébé » à Julien qui le tiendra quelques secondes dans ses mains. Le Ranger nous le proposera ensuite à tour de rôle. Sur le coup, je suis impressionnée car nous avons vu à l'oeuvre le crocodile un peu plus âgé se jetter sur le Ranger lorsqu'il l'a titillé avec un bâton, juste pour nous montrer leur vivacité. Après deux caresses, je craque et finis par le prendre dans mes mains. C'est une sacrée sensation. Je finis par le rendre à « son maître » lorsque la bestiole commence à pousser de petits cris et à remuer la queue avec énergie. « Ne t'inquiète pas – qu'il me dit- il appelle juste sa mère qui, heureusement pour nous, est dans un parc loin d'ici ! »

Nous rencontrons ensuite d'autres crocodiles qui se font dorer au soleil. Ceux-ci sont nettement plus gros que le précédent mais, semble-t-il, plus inoffensifs dans le sens où ils fuis l'homme dès qu'ils l'entendent. Bon, il y a quand même des gens qui ont malheureusement perdu un pied en faisant leur connaissance « mais c'est parce qu'ils leur avaient marchés sur la queue! ». Ils sont, en effet, parfois si bien camouflés dans les feuillages que l'on ne sait pas sur quoi on marche!!

Captain, le cacatoès chez qui nous avons élu résidence afin de pouvoir observer les gros crocodiles, nous fait un show d'enfer si bien que Ian est un peu vexé de voir que le groupe de 7 personnes s'intéresse davantage à lui qu'aux dinosaures que nous avons devant les yeux.

Afin de nous de faire remonter le taux d'adrénaline dans notre sang, le ranger nous présente à Bluey (prononcez Blouï), un reptile moitié serpent-moitié lézard et qui doit son nom à sa jolie langue bleue. Je ne saurais vous dire le nom de cette espèce mais ce que j'ai compris c'est qu'elle est menacée d'extinction car cet animal est très souvent confondu avec un serpent extrêmement venimeux appelé « Death Daguer ». Bien que sa taille soit nettement inférieure et qu'il soit doté de 4 petites pattes, la couleur de sa peau et sa démarche rappellent celle du serpent. Il est, de ce fait, victime de sa ressemblance alors qu'il est inoffensif pour l'homme.

Dans son enclos, se trouvent également deux autres espèces de lézards que nous ne toucherons pas car, même s'ils ne sont pas dangereux, ils sont un brin plus agressifs et plus difficiles à saisir que Bluey.

Vient ensuite le tour des Koalas. Nous avons l'opportunité d'en prendre un dans nos bras le temps de quelques photos. L'hôtel propose même de faire une photo pour ceux qui le souhaite moyennant quelques dollars, dont la moitié est versée à l'association de protection des animaux qui s'occupe de l'île. Comme deux enfants qui tiennent une peluche, nous immortaliserons ce moment par deux très jolis clichés professionnels.

Avant de partir pour une demi-heure de balade en forêt, le ranger sort de son enclos un python qui, même s'il n'est pas adulte, a atteint une taille intéressante. Evidemment, nous sommes invités à le tenir dans nos bras, lui aussi. Alors que j'avais été rétissente lors des premières rencontres avec les crocos et le lézard, là, je me propose volontaire pour être la première à le prendre autour de mon cou, sous le regard éberlué et presque terrifié de Julien. En effet, Julien a une profonde aversion, phobie pour les serpents. Personnellement, je trouve ça nettement moins impressionnant que le crocodile...Le ranger, après avoir fait le tour des membres du groupe, présente le reptile à Julien qui refusera de le tenir. Mais, et je suis super fière de lui, il lui fera quelques caresses: c'est déjà un grand pas!

La balade qui suit cette introduction à la faune locale consiste à nous faire observer un nombre incroyable d'espèces différentes de papillons. J'ai tenté, en vain, d'en prendre quelques un en photo:mais pas moyen d'avoir un papillon qui prenne la pause, ils voletaient au-dessus de nos têtes sans jamais cesser!

Après ces deux heures de pur plaisir, nous avons rejoint les hammacs (à l'ombre) qui bordent la piscine et fait quelques longueurs.

Vous devez certainement vous demandez « pourquoi vont-ils à la piscine alors qu'ils pourraient se baigner dans la mer? Cela fait une semaine qu'ils voient des plages et jamais ils ne font de plongeon dans l'eau salée! » Et bien la plus importante des raisons s'appellent les stingers. Ce sont des méduses vénimeuses. Il en existe de 6 sortes différentes et leur piqûre est des plus toxique et peut même être mortelle (c'est l'animal le plus venimeux au monde apparement). Certaines plages offrent aux baigneurs des espaces délimités et protégés par des filets anti-méduses (comme ici à Horseshoe bay). Sans cette protection, il est vivement déconseillé de piquer une tête. Sinon, c'est à vos propres risques et périls. La saison des migrations des méduses prendra fin en mai mais jusque là nous devrons nous contenter, en l'absence de filet, des piscines. Dans l'Etat du Queensland (là où nous sommes), il y a également des crocodiles de mer (les salties, vous savez ceux qui sont agressifs et qui peuvent mesurer jusqu'à 9 mètres...). En résumé, en plus d'une marée importante qui fait souvent disparaître la mer au loin, les croco et les meduses sont deux excellentes raisons de devenir adeptes de l'eau chlorée!

Lorsque la température et les rayons du soleil se sont radoucis, nous avons rejoint la plage afin de profiter un peu du soleil. C'était génial, nous étions à l'ombre d'un palmier, sur une plage de sable fin désertée et étions bercés par de la musique jazz (avec des vrais musiciens!) qui émanait d'un des bateaux amarré dans l'anse. Que peut-on demander de plus?

Malgré notre protection solaire indice 50 et notre vigilence vis à vis de l'astre solaire, nous avons bien bruni et rougi (ouais, même moi qui ai une peau de brune) aujourd'hui, pour notre plus grand plaisir.

Après un apéro en compagnie de Zarina et de James (vous vous souvenez du trio de Mission Beach? Bah, eux aussi ils ont loué une chambre dans ce petit bout de paradis...en fait, on se suit à quelques jours d'intervalle depuis Cairns....mais, je vous rassure, ils ne sont pas dans notre dortoir ce qui ne les rend, à mes yeux, plus charmants!), nous décidons de rejoindre la cuisine collective afin de nous restaurer de nos soupes coréennes, achetées à Cairns. Et là, c'est la stupéfaction: notre sac de bouffe qui ne contenait (heureusement) que peu de choses a disparu. Julien retourne la cuisine, inspecte les sacs de tous les autres ainsi que les frigidères. Non, c'est sûr ce n'est plus là. Adieu notre dîner et adieu notre petit-déjeuner de demain.

Nous retournons au bar-réception afin de savoir si, malencontreusement, la personne qui fait le ménage dans la cuisine n'aurait pas jeté nos provisions. On nous informe qu'elle passe le matin nettoyer et qu'ils peuvent se renseigner. « C'est inutile, notre sac était là cet après-midi. Ca ne peut donc pas être la femme de ménage. » La manager se confond en excuses « ça fait une éternité que cela ne nous était pas arrivé.... » Elle nous demande si nous allons faire comme l'un de ses amis, à qui cela est arrivé un jour, et menacer tout le monde avec un couteau (pour un yaourt volé....). Nous lui disons que si le restaurant de l'hôtel est encore ouvert, nous préférons y commander notre dîner et boire un bon coup pour faire passer la pilule. Inutile de vous dire qu'elle a apprécié notre réponse!!

Après avoir retenu la leçon pour les fois suivantes (en gros, tout ce qui ne périme pas restera dans la chambre avec nous), nous nous sommes installés en terrasse pour nous restaurer. Nous étions, totalement par hasard, aux premières loges pour observer le concours de « coconut bowl »; traduisez bowling avec des bouteilles en plastiques en guise de quilles et une noix de coco en guise de boule de bowling. L'ambiance décontractée et drôle nous a fait presque instantanément oublier notre mésaventure. Bon, d'accord la vodka et le petit verre de vin ont également participé à se regain de gaiété ainsi que les blagues graveleuses des personnes qui faisaient tomber les bouteilles où il était inscrit « joke » (blague). En effet, ce jeu avait ceci de pervers: un, il était quasiment impossible de faire tomber les quilles et deux, certaines bouteilles ne rapportaient pas de point sinon le droit de raconter une bonne blague à tous les autres. Je vous laisse imaginer ce que ça peut donner après quelques bières dans le sang...

Nous avons été rejoint par notre « ami » japonais, Ken qui était absolument éberlué par ce qu'il voyait. Il a immédiatement sorti son appareil pour immortaliser ce jeu dont il ne connaissait rien («bah, tu sais, nous non plus on ne le connaissait pas! »)

La fin de soirée se fera dans le coin fumeur où nous ferons la connaissance d'une italienne (de Florence qui avait tous les stéréotypes physiques d'une irlandaise!), d'un allemand et d'un couple de suisses qui voyagent en vélo (ouais, ouais, vous avez bien lu en vélo! Ils ont fait l'Asie et maintenant l'Australie sur leurs deux roues).

J'ai rejoint ma couchette en laissant Ken et Julien à leurs discussions de cinéma: la journée était bien remplie aujourd'hui et là, vraiment, je n'en peux plus.



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Magnetic Island
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