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 Prénom  gaud-et-julien  Nom  chez les kangourous
 Age  30  Minimessages  Envoyer un message
 But du voyage  WH Visa  Durée du séjour  1 an ou plus
 Date de départ  04/04/2007   Note: 4,3/5 - 30 vote(s).
 Description : Passer l'annee de nos 30 ans a l'autre bout du monde...

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 Localisation : Australie
 Date du message : 19/05/2007
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 Murwillumbah: le Mont Warning, on se le fait en vélo?

Ce matin, le collègue Ecossais (mais vivant ici depuis des années) se propose de nous conduire jusqu'au Mont Warning en voiture. En effet, le temps est idéal pour cette balade et comme Tassie ne fera la navette que demain, je me dis que c'est une bonne idée. En plus, les deux jeunes suédois se joignent à l'expédition donc ça pourrait-être doublement sympa de faire l'ascension de ces 1 157 mètres à 5.

Mais Julien, qui a peu dormi de la nuit, n'arrive pas du tout à se tirer du lit ce matin. Les trois garçons attendront un peu voir si, le temps de quelques cafés, Julien se lèvera puis partiront au final sans nous.

A son réveil, Julien, vexé de ne pas s'être réveillé plus tôt, me propose de partir en vélo jusqu'au pied du volcan et d'en faire l'ascension. L'auberge de jeunesse nous met, en effet, à disposition gratuitement des vélos. Moi, je me dis que je vais pouvoir faire 15 km de vélo pour y aller cependant j'émets une réserve quant à ma capacité à pouvoir enchaîner dans la foulée 4,4km de montée en montagne (qu'il faut bien évidemment redescendre et se faire ensuite les 15km de retour en vélo...).

« Mais si, Gaud, on est jeune, on est en forme, ça va être du gâteau! »

La route qui mène au volcan est très facile les 10 premiers kilomètres. Les 5 derniers sont plus durs pour les mollets. Si bien que nous avons fini par attacher les vélos à un arbre et continuer le reste de la route en marchant ventre au sol. Lorsque nous sommes arrivés au pied du volcan, j'étais sur les rotules. Et Julien, super en forme, me convint, en toute honnêteté je ne sais pas par quel miracle, à monter jusqu'au sommet.

Après avoir monté 1 km, nous avons croisé notre collacataire écossais qui redescendait. Il était ébahi de nous voir là!!

Un peu plus loin nous avons salué les deux jeunes suédois qui l'accompagnaient! Ils avaient l'air crévé! J'ai commencé à dire à Julien que je n'arriverais probablement pas à atteindre le sommet et que je commençais déjà à me demander avec quelles forces j'allais revenir à l'auberge de jeunesse.

Julien, qui était dans une forme exceptionnelle, a continué la route aisément alors que je tentais péniblement de le suivre. A mesure que nous avancions, nous rencontrions des personnes qui redescendaient et, à plusieurs reprises, chacun d'eux nous disait que « nous n'étions plus très loin », que « c'était facile et tout près ». Ce qui, au début, m'a motivée mais, au bout de quelques temps, j'ai fini par ne même plus entendre leurs commentaires. Toute mon énergie était concentrée sur mes pas afin de ne pas glisser sur les rochers boueux qui pavaient le chemin.

A mi-parcours, nous avons lu un panneau nous indiquant que nous avions gravi la moitié du chemin. « C'est tout!? ». Ce même panneau nous conseillait de ne pas nous engager au-delà après 13h.

La nuit tombe vite ici et s'il faut à certains, comme moi, deux heures pour monter et autant pour redescendre, c'est une donnée qu'il faut prendre en compte.

« Julien , nos vélos n'ont pas de lumière alors il faudrait éviter de rentrer de nuit. On rentre et on revient demain en voiture faire le reste ». Je ne sais pas pourquoi mais je lui ai emboîté le pas et nous avons continué la montée!

Au bout de 2h, nous arrivions au sommet. Enfin presque. En effet, pour gravir le dernier tronçon, il faut s'adonner à l'escalade. Pas avec des piolets et des cordes de rappel mais presque. Et, même si une chaîne jalonne le parcours pour pouvoir aider les nuls dans mon genre, c'est un brin casse-geule.

Voir cette roche à pic et presque toute lisse m'a découragé ! « Putain, encore tout ça à faire! ». Je pensais qu'après ces deux heures de marche, nous arriverions au sommet facilement. Ca aurait été mérité, non?!

Finalement, je me suis engagée derrière Julien mais j'ai vite abandonné toute idée de voir le sommet à mi-parcours. C'est que je n'avais pas bien révisé mes cours d'escalade avant de venir!

« Julien, là, j'ai vraiment eu ma dose, je redescends ». Du coup, j'ai souffert 2h sans pouvoir voir le panorama! Heureusement que Julien a pris des photos, au moins je n'ai pas tout râté! De toute façon, selon lui, c'est beaucoup d'efforts pour pas grand chose. « C'est beau mais ça n'a rien d'aussi spectaculaire que les gens le disent ».

Comme prévu, la descente a pris autant de temps que la montée pour moi. Je dirais même que j'ai plus souffert durant la descente. J'étais tellement à bout de force que j'ai du être deux fois plus vigilante pour ne pas tomber. Elle est belle la sportive!

Bref, quand nous sommes arrivés en bas du volcan, il faisait nuit noire. Nous avons emprunté le même chemin qu'à l'aller afin de retrouver nos vélos. Et Julien qui me dit « je ne m'étais pas rendu compte que nous avions marché autant à l'aller! », « heu, moi si!!... »

Voilà afin de clôre cette super journée sportive, nous sommes remontés sur nos vélos dans le noir le plus total afin de parcourir les 15 km qui nous séparaient de notre lit. Heureusement que Julien avait pris avec lui la mini-loupiote que maman lui avait offerte avant notre départ. Elle nous a servi jusqu'à mi-parcours, jusqu'à ce que la pile se vide totalement.

Sincèrement, je ne sais pas ce qui est le plus crevant entre monter le Mont Warning alors qu'on est crevé et pas du tout préparé à la randonnée en montagne (même petite) ou pédaler dans le noir le plus total sur une nationale. A chaque fois que nous croisions des voitures, nous nous sentions tels des lapins pris dans les phares d'une voiture. C'est une sensation très étrange.

A notre retour à l'hôtel, Julien, en vidant son sac de la journée, s'est rendu compte que la lampe frontale très efficace qu'il s'était offerte avant notre départ était là, à portée de main, durant toute notre escapade nocturne!! « Effectivement, elle aurait pu servir! »

Alors, pourquoi faire simple lorsqu'on peut faire compliquer?!

« Bah, comme ça on aura des histoires à raconter sur le blog! », la bonne blague!



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Murwillumbah
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