Kikooboo en français ! Kikooboo in english !
  Dans ce carnet
  
 Prénom  gaud-et-julien  Nom  chez les kangourous
 Age  30  Minimessages  Envoyer un message
 But du voyage  WH Visa  Durée du séjour  1 an ou plus
 Date de départ  04/04/2007   Note: 4,3/5 - 30 vote(s).
 Description : Passer l'annee de nos 30 ans a l'autre bout du monde...

[ Diaporama ]

[ Diaporama Flash ]

[ Vidéos ]

[ Suivre ce carnet ]

[ Derniers commentaires ]

[ Le trajet de gaud-et-julien ]

[ Mes liens favoris ]

 Localisation : Australie
 Date du message : 02/05/2007
 Diaporama des photos de ce message
Page précédente Page suivante Retour liste messages Imprimer
 Whitsunday Islands: fin de l'aventure nautique, yeah!

Ce matin, j'ai eu du mal à me réveiller. J'ai plutôt bien dormi cette nuit. Même si la migraine est toujours présente et que mon estomac est toujours caché dans mes talons, je me sens revivre un brin.

En voyant toute cette eau autour de moi, l'idée de plonger me fait froid dans le dos. Cependant, je prends mon courage à deux mains pour accompagner Julien: nous avons attendu si longtemps ce moment, les conditions météo sont optimales alors je ne vais pas faire de caprice.

Les membres de l'équipage se réjouissent de me voir enfiler ma tenue « tu vas voir, c'est super! ». Comme à l'accoutumée, le zodiaque nous conduit par groupe à plusieurs mètres du bateau afin que nous revenions à la nage, en profitant de la faune et de la flore sous-marine. Au moment de sauter du bateau, je vois toute cette flotte et d'un coup la même question me revient à l'esprit « mais qu'est ce que je fous ici ?»...

Nous plongeons main dans la main avec Julien. Et là, j'ai la confirmation, la révélation: « putain, la plongée ce n'est pas pour moi ». Il est vrai que les eaux sont claires et chaudes, qu'il y a des poissons incroyables, de toutes les tailles et de toutes les couleurs, des coraux; nous avons même vu une tortue faire sa fête à une méduse mais, cependant, je ne suis pas transportée. Je dirais même que je n'ai qu'une seule hâte, rentrer. Rentrer sur le bateau d'abord et rentrer tout court, sur la terre ferme. Toute cette flotte, en vérité, ça me déprime. Je comprends alors que depuis que nous sommes sur le bateau, la gande rêveuse que je suis, est à court de rêves, d'inspiration. La mer, en fait, ça ne me fait pas rêver.

De retour sur le bateau, même symptômes que la veille: je grelotte, j'ai de nouveau la migraine et l'envie de vomir. Youpi!

Le skipper me dit alors que je peux profiter de ma tenue de plongée encore pour une heure. Je la lui rends avec le sourire le plus détendu possible: « tu peux ranger mon équippement, je ne m'en reservirai pas...oui, j'en suis sûre... ».

Vers 9h30, le bateau met les voiles, littéralement. Aujourd'hui, en effet, le vent est au rendez-vous ce qui permet à l'équipage d'hisser toutes les voiles, pour le plaisir de tous.

Enfin presque, exceptée une de nos collocataires allemandes et moi! Bien que Julien me répète que nous étions sur une mer d'huile, ça tanguait beaucoup trop à mon goût. Je rampais quasiment d'un point à un autre du bateau. Je me suis même assomée dans notre cabine: il y a eu une vague, la bateau a tangué alors que j'avais lâché prise pour 2 secondes; résultat je me suis assomée la nuque contre un des lits superposés et me suis retrouvée le cul par terre : « putain, vivement que ça se termine! ».

Le déjeuner nous a été servi alors que le bateau avait amarré dans une très jolie petite anse. Une fois de plus, ça n'a pas été évidemment pour moi d'apprécier les talents du cuistot. Sincèrement, je ne sais pas ce qui est le mieux: avoir l'estomac vide avec l'envie de vomir ou l'estomac plein la même envie de vomir...

Le Kiana a ensuite repris la route, direction la terre ferme. Cette idée me réjouit au plus haut point même si je sais que je dois être patiente encore trois heures. Heureusement, j'avais pensé à prendre mon lecteur de musique. Ca m'a permis de tuer le temps et de focaliser mon esprit sur autre chose que les mouvements du bateau. J'avais pris des bouquins aussi mais j'ai vite compris que lire devient très vite compliqué quand on est malade en batau. Cela m'a rappelé la sensation que l'on a lorsqu'on essaie de lire en voiture: ça te retourne l'estomac encore plus....

Avant de mettre pied à terre, l'équipage nous a chaleureusement remercié d'avoir choisi leur bateau pour effectuer cette croisière et, en guise de remerciement, nous a invité à boire le pot de l'amitié dans l'un des pubs d'Airlie Beach en compagnie des propriétaires. Comme nous reprenions la route à 18h00, nous avons décliné l'invitation pour cet apéro sur la terre ferme.

Julien s'est arrangé avec Greg, le proprio du bateau qui était avec sa femme au port à nous accueillir, pour que nous récupérions le CD des photos prises par Dave durant ces trois jours avant que nous ne montions dans le bus. Nous avons donc des supers clichés immortalisant, notamment, notre première plongée.

Mettre le pied à terre, même si ça m'a enchantée, procure une sensation étrange. On en perd presque l'équilibre. C'est marrant. Il paraît que c'est le mal de terre, « tiens, il ne me manquait plus que ça!!! »

Le bilan de cette excursion en bateau est donc, comme vous l'aurez compris, mitigée.

Julien a eu la confirmation de ce qu'il savait déjà à savoir que le bateau et la mer, en général, le rendent heureux. Il est heureux sur un bateau, il est heureux sur la mer. Et il a découvert qu'il était même heureux sous la mer. Au point qu'il envisage de passer son PADI (certificat de plongée sous-marine) prochainement.

Moi, bah, c'est tout le contraire!! Je n'ai pas aimé être sur le bateau: trop de règles strictes à bord, c'est trop exigü et il n'y a donc de ce fait aucune intimité possible, on s'y ennuie très vite, sans parler que ça tangue en continu!. Je n'ai pas aimé être sur l'eau: cette étendue d'eau à perte de vue, à mon grand étonnement, ça m'a mis le cafard. Je n'ai pas aimé être sous l'eau: c'est oppressant et au final, à mon sens, sans grand intérêt. C'est bien de l'avoir fait une fois mais en toute honnêteté, je n'y retournerai pas.

Après les au-revoir à l'équipage, nous sommes retournées en quatrième vitesse à l'hôtel afin de nous doucher et de récupérer les sacs à dos. Puis direction l'arrêt de bus afin de nous rendre à Rockhampton, à 7 heures de route vers le sud.

Nous avions hésité, sachant que nous serions crevés de nos 3 jours en mer, à rester à Airlie Beach une nuit supplémentaire. Mais après 3 jours passés là, nous n'avions qu'une envie: partir. Et physiquement, ce choix a été un peu difficile à assumer.

La route en bus s'est bien passée, bien que nous ayons eu un peu froid en dormant, c'est bien davantage l'arrivée qui a été rude. Nous sommes arrivés à minuit et demi dans une ville très étendue sans bien savoir ni où nous étions ni où nous allions. Et vue l'heure tardive, l'auberge de jeunesse n'est pas venue nous chercher. Nous sommes donc partis sacs sur le dos pour une marche d'une bonne 30aine de minutes. Sur le chemin, nous avons croisé des jeunes rentrant de fête qui, même s'ils étaient totalement ivres, nous ont, à plusieurs reprises, proposé de nous déposer. Nous avons décliné leur aide mais avons été agréablement surpris par la gentillesse spontanée des rares personnes qui erraient encore dans les rues à cette heure.

Grâce au sens de l'orientation affûté de Julien, nous sommes arrivés rapidement devant la porte de notre chambre. Nous nous sommes effondrés quasi instantanément sous la couverture.

C'est qu'il fait froid cette nuit! La température baisse à mesure que nous nous rapprochons du sud de l'Australie. La partie Nord entre dans l'été alors que la partie sud est dans l'automne et nous commençons à le ressentir!

Rockhampton est d'ailleurs la ville frontière entre le Nord et le Sud du pays puisque qu'elle est traversée par le tropique du Capricorne qui marque le changement de saison.

Cette ville de 60 000 habitants est également très réputée pour ses concours de danse de « cow-boy », les tournois de rodéo et ses élevages de boeufs.

Ce que nous en avons vu de nuit ne nous a, cependant, pas donné l'envie d'y rester. C'est une ville plate, très étendue avec beaucoup de verdure, une rivière et des ponts et... c'est à peu près tout!!

Demain de toute façon, nous repartons. Le but était d'arriver de bonne heure à Rockhampton afin de pouvoir prendre l'un des trois ferries – 2 le matin et 1 en début d'après-midi- qui nous conduira jusqu'à Great Keppel Island où nous séjournerons jusqu'à la fin de la semaine.



Etapes :
Whitsunday Island
Note: 0/5 - 0 vote(s).
Syndication :

Précédent - Suivant - Retour à la liste des messages

Laisser un commentaire

Kikooboo.com (Carnet de voyage / blog gratuit et Assistant de voyage) recommande Get Firefox!
 Publicité : pub-wwfpub-greenpeacepub-amnesty